La part du colibri

de Pierre Rabhi

L’espèce humaine face à son devenir

 

Le livre est de 2009 et compte une cinquantaine de pages

où chaque mot pèse tout notre poids de responsabilité

et d’urgence,

l’extrême urgence de notre engagement.

Lisez-le!

Il réveille les consciences

et donne des tonnes d’énergie

pour que chacun fasse sa part,

la part du colibri!

 

En avant goût, le texte introductif et la légende :

La terre, être silencieux dont nous sommes des expressions vivantes, recèle des valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et de la patience, l’espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de vie sont infinies. Il nous faudra sans doute, pour  changer jusqu’au tréfonds de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les sentiments et gestes qui nous relient aux évidences. Retrouver un peu du sentiment de ces êtres premiers pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées…

 

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés* observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment , le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri! Tu n’es pas fou? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. »

*atterrés : ne le sommes nous pas tous, en ce moment? hors de la terre, privés de terre!? Parce que nous oublions qu’elle nous nourrit! Ce que j’aime dans cette histoire et dans la démarche de Pierre Rabhi, c’est qu’ils ne misent pas sur un grand changement politique, je dirais presque extérieur, mais sur nos changements individuels, notre capacité à vivre selon  nos convictions réelles. Changer d’état d’esprit, changer ce qu’il faut de notre vie pour qu’elle devienne conforme à ces idées de respect, de lien avec la nature, de solidarité.

Pierre Rabhi a créé le ‘Mouvement pour la terre et l’humanisme’ : http://www.mouvement-th.org

 

 

 

Vers la sobriété heureuse

Je suis émue aux larmes par la lecture de ‘Vers la sobriété heureuse’ de Pierre Rabhi. Et si je veux essayer ici d’en rendre compte, c’est dans l’espoir que vous le lirez, si vous ne l’avez déjà lu, ou le re-lirez, si vous l’avez lu il y a déjà quelque temps.

Puis que vous le ferez lire ou relire à d’autres, et à d’autres encore.

Ce texte est clair, d’une logique implacable, et si terriblement vrai, si urgent que nous n’avons d’autre choix que nous en saisir immédiatement.

Dénoncer, dénoncer sans cesse le dictat de la finance mondiale

Retrouver la beauté, la majesté de la vie, sa  poésie, la joie de vivre simple, primitive

Renoncer, dès aujourd’hui, à la consommation outrancière, s’interroger sur nos réels besoins vitaux

Considérer que « tant que l’ensemble des êtres humains n’a pas accès aux ressources vitales, il y a spoliation. Tans qu’un seul enfant naît dépourvu de ce qui lui revient légitimement en tant qu’être vivant, il y a usurpation » (p 107)

Être conscient que le ‘pouvoir d’achat’ « ravale le citoyen au rang de vulgaire consommateur, (…) rouage d’une gigantesque machine mondiale » (p 107)

Répondre à nos « besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains » (exergue)

« Replacer l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations » (p 109)

Redonner sa place au féminin, protecteur de la nature et de la vie.

Voici pour l’essentiel des idées que développe Pierre Rabhi dans son livre.

 

J’ai extrait de cet ouvrage quelques réflexions qui m’aident dans ma réflexion actuelle. Je les présente ici :

La sobriété heureuse, c’est « le sentiment – ou l’intuition -, surgi de la profondeur d’une sagesse millénaire, qui donne cet esprit de tempérance qui exprime sa beauté par un ‘cela suffit’, et dans le même temps, fait advenir en nous cette gratitude qui, en s’épanouissant au plus profond de notre être, donne la plénitude de leur valeur à tous les présents de la vie, et à notre présence au monde une légèreté singulière, celle de la sobriété tranquille et heureuse ». (p 72)

Pierre Rabhi pose la question de la cohérence. Il est bien difficile de concilier ce monde et cette époque et notre conscience, notre volonté, notre libre arbitre, car nous « sommes condamnés à entretenir » cet ordre établi par nos  » gestes quotidiens : acheter, s’éclairer, user de l’eau, se servir du téléphone, des ordinateurs et des portables, se déplacer, etc ». « Les situations de cohérence entre nos aspirations profondes et nos comportements sont limitées, et nous sommes contraints à composer avec la réalité. Mais il est impératif d’œuvrer pour que les choses évoluent vers la cohérence » et ne pas  » minimiser l’importance et la puissance des petites résolutions ». (p 62)

Nous n’allons pas tous du jour au lendemain changer complètement de vie. Quelques uns le font. Mais tous les autres, nous pouvons participer à notre échelle à cette route vers la cohérence, rechercher le ‘cela suffit’ que nous trouverons rapidement si gratifiant.

Écouter nos besoins!

Réapprendre la satiété, sans surplus, sans gourmandise.

Sans chercher à être catastrophiste, Pierre Rabhi dénonce les « défaillances et incompétences telles que des révoltes incontrôlables, de plus en plus violentes, vont à l’évidence se multiplier en s’amplifiant si la gouvernance mondiale persiste à entretenir la logique inhumaine qui produit souffrance et indifférence ».

Il appelle clairement à l’urgence de réagir, d’agir : « Cultiver son jardin ou s’adonner à n’importe quelle activité créatrice d’autonomie sera considéré comme un acte politique, un acte de légitime résistance à la dépendance et à l’asservissement de la personne humaine. » (Exergue)

Il est en effet de notre devoir et en notre pouvoir de remettre la nature et l’humain, la vie, au centre. Et chacun d’entre nous, nous pouvons le faire, à notre échelle, renouer du lien social, de l’entraide, de l’échange non monétaire de biens ou de services, mesurer nos besoins vitaux au plus juste, au suffisant, tenter de jouer le moins possible la carte du nantis pour saborder, tant qu’il en est temps, la machine mondiale de la finance qui a prouvé largement sa violence, son incapacité et ses fausses valeurs. Nous sommes si nombreux à l’éprouver! Il est temps de vivre en conformité avec nos convictions profondes.

Si vous avez des idées pratiques de mise en œuvre, n’hésitez pas à les partager ici, en commentaire. Peut-être pourrons-nous ainsi créer un petit réseau modeste de bonnes idées aptes à nous encourager mutuellement dans cette recherche.

En ce qui concerne l’échange de services ou compétences, peut-être ce blog pourra-t-il offrir un espace de propositions et de demandes? Ou peut être pourrions-nous créer un espace dédié? J’imagine un lieu, de préférence réel, mais qui peut être également virtuel, où il serait possible de créer de l’entraide.

Le temps de réaliser nos utopies est arrivé!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s